Le karité : un arbre de douceur

Le karité au féminin

Témoignage de Calixthe Beyala, écrivain, 35 ans et 2 enfants. Son dernier roman « Les Honneurs perdus » (éd. Albin Michel) a été présélectionné pour le Goncourt.

« Pour avoir la peau douce, je m’enduis complètement de beurre de karité : pour qu’il pénètre bien, je fais un sauna, puis je me rince à l’eau froide. C’est magique. »

Propriétés du beurre de karité sur la peau

Soins de la peau, protection de la peau contre les agressions extérieures, protection naturelle contre les rayons U.V, adoucissant de la peau, accélération de la cicatrisation des blessures, protection contre les irritations superficielles de la peau.

Le beurre de karité a une excellente tolérance cutanée, y compris sur les muqueuses, c’est pourquoi il convient tout particulièrement aux peaux sèches, déshydratées ou âgées.

Quelques exemples d’applications du beurre de karité

Les applications du beurre de karité sont nombreuses et variées.

Il est utilisé dans les soins de la peau et des cheveux pour ses propriétés adoucissantes, nourrissantes et restructurantes.

- Puissant agent protecteur des cheveux :

Revitalisation, le meilleur des traitements : la veille du shampooing, s’enduire les cheveux en massant les pointes avec une grosse noix de beurre. Envelopper les cheveux dans une serviette chaude. La kératine absorbera tout ce dont elle a besoin.

Apprêt : 10 minutes après le shampooing, sur des cheveux bien secs, appliquer une petite noix de beurre pour retrouver toute la brillance et l’éclat de vos cheveux.

- Hydratant*** du visage :

L’usage quotidien du beurre de karité est trés bénéfique pour notre visage.

Masser une dizaine de minutes le visage en insistant sur les zones inertes telles que la base du nez et les commissures des lèvres.

*** des couches superficielles de l’épiderme

Cette action s’accompagne d’une augmentation de la circulation capillaire locale favorisant la ré oxygénation tissulaire et l’élimination des déchets métaboliques.

Le problème concernant la peau du visage est triple :

1- l’élasticité : la richesse du beurre de karité en insaponifiables et en vitamines F vont agir.

2- l’hydratation : les couches superficielles ont besoin d’une stimulation de la micro-circulation.

3- la protection : elle est réelle et persistera longtemps. Le beurre doit avoir parfaitement pénétré après l’application de manière à rendre un aspect satiné à la peau.

Actifs : l’acide linolénique et à la vitamine F.

- Hydratant pour les lèvres :

Les lèvres l’absorbent plus rapidement et en période de froid, le beurre de karité constitue un merveilleux brillant à lèvres trés protecteur.

- Bien-être de l’utilisation sur tout le corps :

Femmes actives : déposer une cuillère de beurre dans le bain chaud, une fine couche invisible et hydratante se déposera sur votre corps.

Femmes tendues et stressées : goûtez aux bienfaits relaxants du beurre de karité en vous massant les bras et les cuisses. La sensation de bien-être musculaire est immédiate.

Pour toutes les femmes :

- le beurre de karité agit également en action locale.

Il est idéal après l’épilation. Son action apaisante sera immédiate et empêchera une majorité de petits points rouges d’apparaître.

- Il est idéal pour les peaux sèches, et en particulier sur toutes les zones exposées comme les avant-bras et les jambes. La peau est satinée et pour longtemps !

- Lutte contre les vergetures par ses caractéristiques anti-élastases.

Autres applications :

- Indispensable pour les soins quotidiens des bébés :

La tradition africaine fait du karité le lien privilégié entre la mère et l’enfant à travers les onctions journalières.

C’est la meilleure prévention contre les irritations fréquentes.

- Hiver et froid :

Toutes les parties du corps exposées au froid sont agressées. Le film que laisse le karité fait écran et continuera pendant de longues heures à nourrir votre peau. N’oubliez pas que la première lutte contre le vieillissement est préventive.

- Soleil et été :

Se reporter au traitement des cheveux qui souffrent particulièrement pendant l’été. Ils seront enduits de beurre juste avant les bains de mer.

La cure d’application doit être soutenue au retour des vacances.

De plus, l’utilisation du beurre de karité en complément des soins solaires, avant et après le bronzage vous étonnera. Votre peau sera uniformément hâlée.

De par la présence de latex dans sa composition, le beurre de karité constitue un filtre solaire naturel.

- Karité « body butter » préféré de l’homme et du sportif :

Il constitue un après rasage au quotidien efficace et laisse une peau trés confortable. Appliqué au minimum une fois par semaine, le karité deviendra vite le body butter préféré des hommes.

Appliquer une grosse noix de beurre sur tout le corps jusqu’à absorption totale, en insistant particulièrement sur les articulations (coudes, genoux), orteils, talons et ongles.

Le karité est également bénéfique pour le sportif.

Son utilisation séculaire en Afrique pour l’entretien musculaire en a fait le produit de base du sportif haut niveau.

Avant l’effort : accélération de la mise en route et de l’échauffement.

Aprés l’effort : récupération plus rapide et amélioration du drainage et de l’élimination des toxines du muscle malmené.

- Cicatrisation et désinfection, permettant de lutter contre les dermites, les gerçures, les crevasses ou les ulcères cutanés.

Actif : vitamine A.

- Outres ses propriétés dermatologiques, le beurre de karité constitue également un excellent excipient pour toutes les préparations médicales.

Il a été reconnu efficace contre les courbatures, les rhumatismes et en tant que décongestionnant nasal.

Publié dans Cosmétique | Laisser un commentaire

Hygiène bucco-dentaire

Les autres outils de l’hygiène bucco-dentaire

- Le cure dents est un outil génial qui permet l’élimination de gros débris accumulés dans les espaces inter-dentaires (donc, de la plaque dentaire) souvent peu accessibles aux poils de la brosse.

Mais ce peut être un outil catastrophique s’il est mal choisi.

-Le « pique olive » en bois rond et dur doit être impérativement banni. Sa dureté ne permet pas un passage aisé entre les dents trop serrées, qu’il a tendance à écarter en créant des micro traumatismes nocifs.

- La « plume de canard » taillée en pointe ne doit pas être utilisée. Elle occasionne de micro rayures sur la gencive qui entretiennent l’inflammation.

Le seul cure-dents efficace et agréable est en bois tendre.

Il faut l’humidifier avec de la salive ou de l’eau avant l’emploi. Sa forme triangulaire permet un passage plus aisé entre les espaces inter dentaires. Il se présente toujours sous forme de petits bâtonnets dans une boîte plate, à la manière de certaines boîtes d’allumettes. Ils ne se trouvent qu’en pharmacie.

- Le fil dentaire est un outil intéressant, mais il doit être utilisé avec une technique particulière peu simple à décrire ici.

- Le jet dentaire offre un apport trés intéressant dans l’hygiène bucco-dentaire en éliminant sous la pression de l’eau des débris coincés dans certains recoins inaccessibles.

Son utilisation après brossage offre parfois quelques surprises en montrant que le brossage a laissé en place des débris alimentaires qui sont de véritables « mastodontes ».

- Les papilli-brossettes sont de petits écouvillons qui sont à passer entre les dents, à condition que l’espace soit suffisant, et qui agissent un peu comme un écouvillon à bouteille.

Il en existe différents tailles pour s’adapter à la taille des espaces dentaires. Ils se vendent dans les pharmacies.

- Le révélateur de plaque se présente le plus souvent sous forme liquide. Une ou deux gouttes étendues sur les dents avec la langue colorent la plaque dentaire, invisible à l’Å“il nu, et permettent de mieux guider le brossage : tant qu’il y a de la couleur il y a de la plaque, et il faut brosser. Malheureusement, il est assez peu utilisé et ne se trouve pas forcément dans toutes les pharmacies.

S’il est idéal d’utiliser tous ces outils, la motivation est souvent insuffisante pour avoir un tel arsenal. La brosse prend alors toute son importance et il nous faut voir comment l’utiliser.

 

Publié dans Hygiène | Laisser un commentaire

Asthme

L’asthme est une maladie chronique des bronches. Elles deviennent inflammatoires et hypersensibles à la moindre agression. Les agents extérieurs, causes des réactions asthmatiques, peuvent être d’origine allergique, irritante ou infectieuse.

A cette agression, les bronches de l’asthmatique répondent par un spasme du muscle les entourant, puis par une inflammation. Le calibre du conduit bronchique s’en trouve réduit. Le passage de l’air devient de plus en plus difficile : c’est l’obstruction bronchique.

Le spasme disparaît spontanément ou sous l’effet de médicaments appelés bronchiodilatateurs.

Cette maladie est fréquente puisqu’elle concerne 6 à 10 % des enfants et 4 à 7 % des adultes.

L’asthme est parfois une maladie ignorée : on parle de bronchite asthmatiforme ou de toux spasmodique. Certains asthmatiques pensent même n’avoir affaire qu’à de simples infections bronchiques à répétition…

Mais l’asthme est une maladie qui peut être dangereuse si on ne la traite pas convenablement.

1500 français en meurent chaque année.

Plus en détails…

1) – Comment reconnaître l’asthme ?

Il se reconnait à des crises d’essoufflement s’accompagnant de sifflements respiratoires caractéristiques et de difficultés à expirer.

2) – Peut-il se mesurer ?

Oui. En fait, c’est le souffle de l’asthmatique qui est mesuré. Le médecin pratique un examen grâce à un spiromètre qui chiffre le degré de l’obstruction des bronches (Exploration Fonctionnelle Respiratoire).

Le malade surveille lui-même l’évolution de son souffle en expirant brutalement dans un petit appareil portatif appelé débitmètre de pointe (Peak Flow Meter).

3) – Les causes

Les causes de l’asthme sont nombreuses. Lors d’un examen médical, elles sont automatiquement recherchées.

- prédisposition familiale

Certains facteurs génétiques rendent les bronches plus sensibles aux allergènes.

- les allergènes

A la maison : ils sont trés nombreux. Il s’agit entre autre, des acariens, des blattes (cafards), des animaux domestiques (chat, chien, lapin, hamster…), des plantes et des moisissures.

Les saisonniers : au printemps, les allergènes se multiplient avec l’explosion des grains de pollen comme ceux des graminées ou des herbacées.

- les facteurs de l’environnement

Le tabagisme : il aggrave fortement l’asthme. Chez l’enfant, l’exposition indirecte à la fumée (ce qu’on appelle le tabagisme secondaire ou passif) est responsable de troubles graves.

La pollution atmosphérique : les pics de pollution entrainent les mêmes troubles que ceux liés au tabagisme.

- les infections des voies respiratoires

L’enfant asthmatique y est trés sensible : surinfections virales ou bactériennes. L’asthme peut débuter par des bronchites récidivantes.

- l’exercice

Les enfants asthmatiques éprouvent une gêne respiratoire lors d’activités physiques. Mais certaines fois l’effort engendre une crise d’asthme.

4) – Les traitements

- Les crises d’asthme se soignent par des médicaments appelés Béta 2 mimétiques. Ils sont pris sous forme d’inhalation et dilatent les bronches, permettant une amélioration rapide de la circulation de l’air.

- Mais un traitement de fond prévient les crises. Il combat les inflammations des bronches.

Des corticoïdes sont inhalés et ont une action locale. Remarque : ils ne présentent pas les inconvénients de la cortisone en injection ou en comprimés, qui, dans ce cas, est réservée aux asthmatiques trés sévères.

D’autres médicaments sans cortisone sont également inhalés comme les cromones, les atropiniques de synthèse, les Bêta 2 mimétiques de longue action.

- Une lutte contre le facteur allergique est rendue possible si la suppression des allergènes est réalisable. Au domicile, la cible principale est trés souvent les acariens.

Comment lutter contre les acariens ?

- remplacer les oreillers et couettes en plumes par ceux remplis de mousse.

- idem pour les matelas en laine.

- supprimer les moquettes.

- utiliser régulièrement un aérosol acaricide qui pourra être pulvérisé dans les zones sensibles.

- passer l’aspirateur au moins deux fois par semaine dans la chambre.

- aérer quotidiennement la chambre.

- De plus, l’asthmatique prend des médicaments anti-allergiques et une désensibilisation spécifique est trés fortement conseillée.

- La kinésithérapie respiratoire et la rééducation physique sont utiles.

- Les séjours à but climatiques en altitude également.

5) – La surveillance

Elle se réalise par :

- des mesures régulières du souffle.

- des consultations médicales.

- une explication de la maladie qui aidera à faire comprendre le mode d’action des médicaments, leurs bonnes conditions d’utilisation, la nécessité d’une prescription prolongée, les dangers d’une interruption de traitement sans avis médical.

- la reconnaissance des signes de crise grave de façon à prévenir éventuellement un médecin ou le SAMU, après vérification que le traitement a bien été pris.

6) – Questions classiques sur l’asthme

- L’asthmatique peut il vivre normalement ?

Oui, si son traitement est suivi correctement et s’il fait disparaître tous ses symptômes.

- Comment éviter l’aggravation de l’asthme ?

Grâce à un suivi médical régulier et un suivi sérieux des prescriptions.

- La chronicité est elle automatique ?

Non, grâce à un traitement précoce (inhalation des anti-inflammatoires).

- L’asthmatique peut-il faire du sport ?

Non seulement il peut en faire mais en plus c’est fortement recommandé !

Seules la course de fond et la plongée sous-marine sont à éviter.

 

Publié dans Maladies | Laisser un commentaire

Antibiotiques (4)

Inventaire (suite et fin)

- Les lincosanides

Ces antibiotiques sont réservés à des infections très graves. Molécule : clindamycine. Forte toxicité digestive et hépatique et interdits en cas d’insuffisance hépatique.

- Les macrolides

Ils sont très courants et trés ciblés pour soigner les infections ORL, pulmonaires et cutanées. Ils traitent aussi certains parasites comme la toxoplasmose. Molécules : érytromycine, josamycine, midecamycine, roxithromycine…

Toxicités digestive et hépatique et risques d’allergies. Ils sont contre-indiqués en cas de prise de médicaments à base d’ergot de seigle donnés contre les migraines.

- Nitromidazoles

Ils sont efficaces contre les infections anaérobies, donc, digestives essentiellement.

Molécules : métronidazole, ornidazole. Possibilité de petite toxicité digestive.

- Phénicolés

Ils sont réservés pour les infections sévères et utilisés si les autres antibiotiques s’avèrent inefficaces.

Molécule : thiamphénicol. Toxicité sanguine importante et interdits en cas de grossesse et chez le nourrisson.

- Polymyxines

Elles sont destinées aux infections urinaires.

Molécule : colistine. Toxicité rénale et au niveau de certains nerfs. Contre-indiquée en cas d’insuffisance rénale.

- Quinolones

Deux types de molécules :

les quinolones non fluorées : acide nalidixique, oxolinique, pipémidique, la fluméquine, la rosoxacine.

Elles sont destinées aux infections génitales et urinaires. Risques de réactions allergiques mais surtout atteinte du nerf auditif. Interdits en cas d’épilepsie, de maladie psychiatrique grave et de grossesse.

les quinolones fluorées : coproflaxine, norfloxacine,ofloxacine, péfloxacine. Sont destinées aux infections génitales et urinaires. Agissent également contre la légionellose.

- Rifamycines

La rifamycine est utilisée en applications locales, notamment dans les colyres. Elle appartient aux antituberculeux et est utilisée pour des tuberculoses sévères. Risques de réactions allergiques. Elle possède une toxicité hépatique et digestive et est interdite chez le nourrisson.

- Sulfamides

Ils ont été découverts depuis longtemps et sont aussi connus que les pénicillines. Ils sont utilisés dans les infections génitales et urinaires en cas d’échec aprés un traitement avec des antibiotiques plus ciblés.

Molécules : sulfadiazine, sulfaméthoxazole, sulfamoxole. Risques de réactions allergiques et toxicité rénale ou sanguine. Ils sont contre-indiqués en cas de grossesse, chez le nourrisson et chez les personnes souffrant d’insuffisance rénale.

- Synergistines

Molécules : pristinamycine, virginamycine.

Ils sont utilisés en cas d’infections osseuses et cutanées. Il existe des risques d’atteinte du foie et de l’appareil digestif.

- Tetracyclines

Elles sont trés utilisées et sont administrées lors des infections pulmonaires et génitales principalement.

Molécules : doxycyclines, métacyclines.

Elles sont également utilisées dans les maladies infectieuses telles que le choléra ou le typhus. Leur toxicité est digestive, rénale et neurologique. Ils ne doivent pas être administrés chez la femme enceinte et chez les enfants de moins de 8 ans en raison des risques de dents jaunes.

Pour les mêmes raisons, sa date de péremption ne doit pas être dépassée.

- Autres antibiotiques :

Il existe de nombreux autres antibiotiques ne pouvant être tous réunis dans une classe particulière.

Ils servent en milieu hospitalier pour certaines infections sévères et particulières, comme par exemple, celles dues à des staphylocoques.

Molécules : acide fusique, fosfomycine,teicoplaninen, vancomycine…

Leur toxicité est rénale et auditive. Ils sont contre-indiqués en cas d’insuffisance hépatique.

Pour toutes ces précautions d’emploi, il est formellement interdit de prendre des antibiotiques sans encadrement médical.

 

Publié dans Médicaments | Laisser un commentaire

Antibiotiques (3)

Inventaire (suite)

- Les lincosanidesCes antibiotiques sont réservés à des infections trés graves. Molécule : clindamycine. Forte toxicité digestive et hépatique et interdits en cas d’insuffisance hépatique.
- Les macrolidesIls sont trés courants et trés ciblés pour soigner les infections ORL, pulmonaires et cutanées. Ils traitent aussi certains parasites comme la toxoplasmose. Molécules : érytromycine, josamycine, midecamycine, roxithromycine…Toxicités digestive et hépatique et risques d’allergies. Ils sont contre-indiqués en cas de prise de médicaments à base d’ergot de seigle donnés contre les migraines.
- NitromidazolesIls sont efficaces contre les infections anaérobies, donc, digestives essentiellement.Molécules : métronidazole, ornidazole. Possibilité de petite toxicité digestive.
- PhénicolésIls sont réservés pour les infections sévères et utilisés si les autres antibiotiques s’avèrent inefficaces.Molécule : thiamphénicol. Toxicité sanguine importante et interdits en cas de grossesse et chez le nourrisson.
- PolymyxinesElles sont destinées aux infections urinaires.Molécule : colistine. Toxicité rénale et au niveau de certains nerfs. Contre-indiquée en cas d’insuffisance rénale.
- QuinolonesDeux types de molécules :les quinolones non fluorées : acide nalidixique, oxolinique, pipémidique, la fluméquine, la rosoxacine.Elles sont destinées aux infections génitales et urinaires. Risques de réactions allergiques mais surtout atteinte du nerf auditif. Interdits en cas d’épilepsie, de maladie psychiatrique grave et de grossesse.les quinolones fluorées : coproflaxine, norfloxacine,ofloxacine, péfloxacine. Sont destinées aux infections génitales et urinaires. Agissent également contre la légionellose.
- RifamycinesLa rifamycine est utilisée en applications locales, notamment dans les colyres. Elle appartient aux antituberculeux et est utilisée pour des tuberculoses sévères. Risques de réactions allergiques. Elle possède une toxicité hépatique et digestive et est interdite chez le nourrisson.
- SulfamidesIls ont été découverts depuis longtemps et sont aussi connus que les pénicillines. Ils sont utilisés dans les infections génitales et urinaires en cas d’échec aprés un traitement avec des antibiotiques plus ciblés.Molécules : sulfadiazine, sulfaméthoxazole, sulfamoxole. Risques de réactions allergiques et toxicité rénale ou sanguine. Ils sont contre-indiqués en cas de grossesse, chez le nourrisson et chez les personnes souffrant d’insuffisance rénale.
- SynergistinesMolécules : pristinamycine, virginamycine.Ils sont utilisés en cas d’infections osseuses et cutanées. Il existe des risques d’atteinte du foie et de l’appareil digestif.
- TetracyclinesElles sont trés utilisées et sont administrées lors des infections pulmonaires et génitales principalement.Molécules : doxycyclines, métacyclines.Elles sont également utilisées dans les maladies infectieuses telles que le choléra ou le typhus. Leur toxicité est digestive, rénale et neurologique. Ils ne doivent pas être administrés chez la femme enceinte et chez les enfants de moins de 8 ans en raison des risques de dents jaunes.Pour les mêmes raisons, sa date de péremption ne doit pas être dépassée.
- Autres antibiotiquesIl existe de nombreux autres antibiotiques ne pouvant être tous réunis dans une classe particulière.Ils servent en milieu hospitalier pour certaines infections sévères et particulières, comme par exemple, celles dues à des staphylocoques.Molécules : acide fusique, fosfomycine,teicoplaninen, vancomycine…Leur toxicité est rénale et auditive. Ils sont contre-indiqués en cas d’insuffisance hépatique.

Pour toutes ces précautions d’emploi, il est formellement interdit de prendre des antibiotiques sans encadrement médical.

Publié dans Médicaments | Laisser un commentaire

Antibiotiques (2)

Tendances et inventaires …

Les tendances…
D’aprés le rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé publié mi-juin 2001, d’ici 10 à 20 ans certains antibiotiques actuellement existant sur le marché pharmaceutique ne seront plus efficaces. En effet, certaines formes de resistance se développent de plus en plus et on parle de « microbes pharmacorésistants ». Serions-nous entrain de perdre la guerre contre les maladies infectieuses ?C’est en France, l’un des pays le plus gourmand d’antibiotiques, que l’apparition de bactéries résistantes aux antibiotiques est la plus forte. La relation de cause à effet entre ces 2 phénomènes semble donc être évidente, même si elle n’est pas encore strictement démontrée. Les chercheurs, réunis à l’Institut Pasteur lors du colloque sur le contrôle épidémiologique des maladies infectieuses, semblent plus que préoccupés.
La majorité des infections hivernales comme les rhumes, grippes, bronchites ou angines sont d’origine virale. Ces maladies sont souvent traitées via des antibiotiques bien qu’ inefficaces contre les virus ! Récemment, un test pour les angines a été mis au point et permettrait de distinguer l’origine de l’angine, bactérienne ou virale. Ce test permettrait donc de diminuer les prescriptions inadaptées. Toutefois, son coût limite son utilisation.
L’usage excessif d’anti-microbiens chez les animaux pourrait stimuler l’apparition de bactéries résistantes. Afin de nous protéger de ces bactéries, l’Organisation Mondiale de la Santé a rendu public de nouvelles recommandations aux pouvoirs publics, à l’industrie agro-alimentaire et aux vétérinaires.

Inventaire…
Ils sont nombreux et variés.
- Les aminosidesIls sont utilisés par voie orale ou injectable. Ils sont utilisés pour les infections urinaires, intestinales et les infections graves.Molécules : amikanine, dibécacine, gentamicine, nétilmicine, sisomycine, streptomycine, spectinomycine, tobramycine. Leur toxicité est rénale et auditive. Ils sont interdits en cas de grossesse ou d’insuffisance rénale ainsi qu’au cours de certaines anesthésies.
- Les antituberculeuxIls forment une classe à part et sont utilisés en bi ou trithérapie sur plusieurs mois et même sur plusieurs années. Molécules : ethambutol, isoniaside, pyrazinamide, rifampicine. Ils sont toxiques pour le foie, le sang et les nerfs et peuvent parfois entrainer des réactions allergiques. Ils sont interdits en cas de grossesse et d’insuffisance rénale.
- Les bêtalactamines de type 1Ce sont en général des pénicillines qui sont classées selon leur mode d’action.Il s’agit des pénicillines G, M, V, les amoxicillines, les ampicillines, les carboxypénicillines et les uréidopénicillines. Les infections courantes telles que pulmonaires, ORL, digestives, génitales, cutanées, articulaires ainsi que certaines maladies infectieuses sont soignées via les bêtalactamines de type 1. Certaines infections urinaires sont traitées par les amidinopénicillines. Les infections graves hospitalières sont soignées par les carbapénèmes ou les monobactames, en milieu hospitalier uniquement. Toutes les bêtalactamines de type 1 entrainent un risque d’allergies et une toxicité digestive, neurologique ou rénale.
- Les bêtalactamines de type 2Elles ont les mêmes actions bien que plus récentes.Les bêtalactamines 2 de 1ère génération :Molécules : céfaclor, céfadroxil, céfalotine, céphapirine, céfatrizine, céfazoline, céfadrine.Risques d’allergies et toxicité rénale à haute dose.
Les bêtalactamines 2 de 2ème génération :Molécules : céfamandole, céfotiam, céfoxitine, céfuroxime. Risques allergiques et hémorragiques. Réservées uniquement à l’usage hospitalier.
Les bêtalactamines 2 de 3ème génération :Molécules : céfixime, céfopérazone, céfotaxime, cefsulodine, ceftazidime, ceftizoxime, ceftriaxone, latamoxef.Risques hémorragiques et allergiques. Réservées à l’usage hospitalier.

Publié dans Médicaments | Laisser un commentaire

Antibiotiques (1)

La France est l’un des pays qui consomme le plus d’antibiotiques. Ils sont utilisés contre les infections bactériennes (et non contre les virus). Sir A. Flemming en 1928 a découvert par hasard la pénicilline, lorsqu’il voulut comprendre pourquoi les bactéries qu’ils cultivait dans son laboratoire mouraient. Il en découvrit la cause : il s’agissait d’une moisissure du genre Penicillinum. Cette dernière fabriquant naturellement la pénicilline et s’étant introduite accidentellement dans ses boîtes de Pétri détruisait toutes ses bactéries. Cette nouvelle substance sauva de trés nombreuses vies. D’autres antibiotiques furent à leur tour découverts et permirent de lutter avec succés contre la quasi totalité des bactéries.
Modes d’action
Les antibiotiques étant nombreux et variés, ils possédent plusieurs modes d’action :- destruction de la membrane bactérienne entrainant la perte de la bactérie. C’est le cas des bêta-lactamines, des pénicillines, des céphalosporines et glycopeptides.- action au niveau du fonctionnement interne de la bactérie qui bloquera par la suite son développement et entrainera sa destruction. Cas des aminosides, macrolides, tétracyclines et sulfamines.- action au niveau de l’ADN des bactéries empêchant leur division et leur prolifération. Les quinolones en sont un exemple.
Les antibiotiques ont un spectre d’action : ils agissent sur certaines bactéries et pas sur d’autres.Le spectre est plus ou moins grand selon l’antibiotique considéré.Certains antibiotiques, comme les pénicillines et céphalosporines en particulier, peuvent entraîner des réactions allergiques trés sérieuses voire mortelles. Il est donc nécessaire d’informer votre médecin ou pharmacien sur vos antécédents allergiques.
Absorbés par voie orale et au cours d’un traitement de longue durée, les antibiotiques peuvent provoquer certains effets secondaires comme des diarrhées : en effet, notre intestin possède un grand nombre de bactéries non pathogènes utiles à notre digestion. Elles constituent notre flore intestinale et nous sont donc trés utiles en facilitant la dégradation des aliments aborbés et en rendant possible leur assimilation par l’organisme. Au cours d’un traitement à base d’antibiotiques, ces « gentilles » bactéries peuvent être également détruites ce qui engendre certains petits problèmes digestifs.
De plus, il convient de respecter la prescription du médecin à la lettre :- dose : elle est calculée en fonction du poids mais aussi en fonction de l’état de fonctionnement des reins et du foie.- durée de traitement : les antibiotiques sont pris au minimum pendant 5 jours (sauf pour les monodoses ou antibios réservés à des infections telles que la tuberculose ou des maladies chroniques qui nécessitent des traitements trés longs).Arrêter le traitement en cours de route favorise l’apparition de bactéries résistantes à l’action antibiotique et entraine une rechute plus difficile à soigner.De même, seul le médecin est apte à définir l’antibiotique qui est nécessaire pour éradiquer l’infection. Les bactéries intestinales par exemple sont des bactéries anaérobies c’est à dire qu’elles se développent en absence d’air. Une infection de cette région sera donc sûrement due à ce type de bactérie. Il arrive parfois qu’aucun élément ne permette de déterminer l’antibiotique adapté. Le médecin choisira alors un antibiotique à large spectre de manière à augmenter les chances de tuer la bactérie.Une automédication inadaptée risque d’aggraver l’infection : risque d’antibiotique non adapté, risque de sous dosage ou de surdosage toxique, risques d’allergies, risque de toxicité non contrôlé, risque de prendre un antibiotique inutilement, risque de développer des résistances à l’antibiotique.
Remarque : Toutes les infections ne peuvent être traitées par des antibiotiques. Les infections virales telles que certains rhumes et rhinopharyngites ne sont pas sensibles aux antibiotiques.Parfois, la prescription d’un antibiotique peut être justifiée pour éviter qu’une bactérie ne vienne infecter un patient déjà affaibli par l’infection virale.

Publié dans Médicaments | Laisser un commentaire

Méningite

Définition

Voir meningite.net

Anatomie

La moelle épinière flotte dans le liquide céphalo-rachidien qui a un rôle protecteur et nourricier.

Tout comme le cerveau, elle est recouverte d’une membrane méningée constituée de 3 couches successivement appelées la pie-mère (la plus interne, fine et compacte qui achemine les vaisseaux sanguins vers le système nerveux central), l’arachnoïde (membrane intermédiaire appelée ainsi en raison de sa ressemblance avec une toile d’araignée) et la dure-mère (membrane la plus externe et résistante, protégeant les couches sous-jacentes des os les entourant).

L’espace compris entre la pie-mère et l’arachnoïde est appelé espace sous-arachnoïdien, alors que l’espace entre l’arachnoïde et la dure-mère est appelé espace sous-dural.

Dans l’espace sous-arachnoïdien baigne le liquide céphalorachidien (LCR).

Ce dernier, en cas d’infection peut devenir inflammatoire.

Une ponction lombaire procédant à une analyse du LCR (couleur, nombre de cellules et de types de cellules trouvées) permet de déterminer l’origine de la méningite.

Selon la ou les zones touchées, on parlera de telle ou telle méningite. Par exemple, si l’inflammation se situe au niveau du cerveau seul et/ou atteint la moelle épinière, on parlera de méningite cérébrale, cérébro-spinale ou spinale.

Publié dans Maladies | Laisser un commentaire

Huile de chanvre

Huile alimentaire

 

En plus du développement de son utilisation dans les cosmétiques, l’huile de chanvre tend à être utilisée de plus en plus souvent dans l’alimentation.

L’huile de chanvre peut être considérée comme la meilleure des huiles naturelles car la mieux équilibrée.

 

Elle a des propritétés uniques en diététique.

En effet, elle possède un ratio de 1 : 3 entre les deux acides gras essentiels (acides que le corps est incapable de synthétiser et qui nous est apporté via l’alimentation) oméga-3 acide linolénique et oméga-6 acide linoléique.

 

C’est la seule huile végétale à contenir ensemble ces deux acides gras essentiels en quantité conséquente.

 

Le seul problème est sa fragilité à la chaleur du fait de sa haute teneur en acides gras (80 %).

Il est d’ailleurs conseillé de placer la bouteille au réfrigérateur, aprés ouverture.

Par conséquent, afin de préserver les acides gras dans leur forme active, elle doit être consommée crue et surtout pas frite.

C’est pourquoi elle est également utilisée comme complément alimentaire. Certaines sociétés proposent d’ailleurs des capsules d’huile de chanvre.

 

 

Remarque

Le dérapage des trente dernières années et l’utilisation de certaines variétés de chanvre contenant du THC (le TétraHydroCannabinol, substance psychotrope) n’est qu’un épisode dans l’histoire millénaire de ce produit. En effet, les variétés françaises sont rigoureusement sélectionnées et la teneur en THC tolérée toujours contrôlée. Depuis 2001, seules les variétés contenant moins de 0.2 % de THC, sont agrées ce qui ne provoque aucune réaction physiologique !

Pour obtenir de l’huile de chanvre : www.chanvre.fr

 

Publié dans Nutrition | Laisser un commentaire

Additifs

Ils sont classé en 4 familles : les conservateurs, les colorants, les agents antioxygènes et les agents de texture.

La lettre E suivie de plusieurs chiffres permet l’identification de la famille de l’additif considéré. Ceci dit, il y a de nombreuses exceptions puisque beaucoup d’additifs ont plusieurs actions

- les conservateurs

Ils sont classés de E200 à E299.

Exemple : acide citrique, les nitrates, les nitrites ou l’anhydride sulfureux.

Ils permettent la qualité hygiénique ou sanitaire des aliments en empêchant la prolifération de micro-organismes dégradant les aliments et les rendant impropres à la consommation.

- les colorants alimentaires

Ils sont classés de E100 à E199.

Ils répondent à une certaine esthétique du produit quand celui ci a perdu sa couleur d’origine lors du process de fabrication.

Ils ont souvent été très critiqués mais tous ne sont pas à mettre dans le même sac. En effet, la majorité sont naturels puisqu’ils sont extraits de graines ou de fruits par exemple.

Certains ont même un rôle physiologique notoire comme le carotène (extrait de la carotte). D’autres sont des produits de synthèse voire totalement artificiels comme le vert brillant acide.

- les agents antioxygènes

Ils sont regroupés de E300 à E399.

Exemple : E 300 correspond à la vitamine C.

Leur rôle est de retarder le rancissement des beurres, huiles et graisses alimentaires sous l’effet d’oxydation (lorsqu’ils sont en contact direct avec l’oxygène). Ils évitent également une perte vitaminique (vitamine A et E) ainsi qu’une perte en acides gras insaturés.

- les agents de texture

Ils sont classés de E400 à E495.

Exemples : le caroube, la lécithine d’Å“uf, l’amidon.

Ils peuvent être d’origine naturelle, synthétiques ou modifiés génétiquement.

Ils regroupent les émulsifiants, les stabilisants, les gélifiants et les épaississants.

Leur rôle, comme leur nom l’indique, est de modifier ou d’améliorer la texture du produit.

- les autres additifs

Ils vont de E500 à E1505 !

Ils regroupent de nombreux additifs comme les acidifiants, les arômes (E 620-E 637), les exhausteurs de goût ainsi que les édulcorants (exemple : l’aspartame ou E 951).

En parlant d’aspartame…

Il a un pouvoir sucrant 200 fois supérieur à celui du sucre et tout ça, sans valeur calorique !

Pourtant l’aspartame a fait couler pas mal d’encre…

Est-il cancérigène, oui ou non ?

Actuellement, il est difficile de répondre avec certitude. Quoiqu’il en soit, et jusqu’à ce jour, aucune étude sérieuse n’a pas pu démontrer le moindre risque à dose raisonnable d’aspartame.

Il reste l’édulcorant le plus utilisé et est présent dans plus de 5000 produits.

La majorité des additifs alimentaires sont donc utiles et engendrent peu de risques s’ils ne sont pas consommés en excès. Mais nous ne connaissons pas encore les effets de l’association des additifs.

Publié dans Nutrition | Laisser un commentaire